Terpsichore = muse de la danse.Le danseur fait corps avec son oeuvre. Mais en dépit d'un terrain propice (pourtant, corps, nudité et érotisme vont-ils nécessairement de paire ?), peu d'oeuvres chorégraphiques ont une visée érotique. Est-ce le résultat de la présence immédiate (ici et maintenant, non médiatisé) du corps sur scène (auto-censure) ? Première pièce érotique ? : "L'Après-midi d'un faune". Le primitif serait érotique ? Façon de dire que les Africains sont bestiaux. Rapport à la sexualité des danses sociales (cf. valse - "elle a son pucelage, moins la valse", tango...). Bûto et non-danse, bien que dénudés, sont très peu sexuels. Salomé (danse des sept voiles) = danseuse et prostituée. Le fétiche de la ballerine : vêtue de blanc, corset, tutu (de tulle, n'entrave plus les mouvements de la danseuse, dévoile) et pointes (légèreté, symbole phallique) --> corps dévoilé, poupée dansante, mécanique (cf. Coppélia). Les pointes : invention de Taglioni. Le ballet romantique réserve la danse aux femmes --> dénigrement du danseur, effeminé, homosexuel. Auparavant, la danse constituait un moyen de montrer sa virilité. Inversion. La danse vend du corps...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire