Panorama des différents types de pyramides, à travers les âges et dans l'espace, depuis l'Egypte antique jusqu'à la pyramide du Louvre. La pyramide = alliance du tas de sable et de l'angle droit, carré qui se termine en simple point. Evidence de cette forme, stabilité, simplicité de la construction (géométrie du moindre effort). Tombeau ou lieu de rencontre avec les dieux, moyen de s'élever vers ces derniers ou de les aider à descendre jusqu'à nous. La forme pyramidale se retrouve aussi en Mésopotamie (ziggourats, dont la fameuse de Babylone, ayant servi de modèle à la Tour de Babel), au Pérou (société de Caral), en Méso-Amérique (Olmèques, Aztèques), en Amérique du Nord (les Mound Builders, entièrement réalisés en terre), au large des côtes du Japon (pyramides engloutie de Yonaguni)... A l'inverse des tours et des gratte-ciels (structures contre-nature, à l'espérance de vie limitée - intempéries, vent, tremblements de terre...), les pyramides sont construites pour l'éternité.jeudi 28 août 2008
L'invention des Pyramides
Panorama des différents types de pyramides, à travers les âges et dans l'espace, depuis l'Egypte antique jusqu'à la pyramide du Louvre. La pyramide = alliance du tas de sable et de l'angle droit, carré qui se termine en simple point. Evidence de cette forme, stabilité, simplicité de la construction (géométrie du moindre effort). Tombeau ou lieu de rencontre avec les dieux, moyen de s'élever vers ces derniers ou de les aider à descendre jusqu'à nous. La forme pyramidale se retrouve aussi en Mésopotamie (ziggourats, dont la fameuse de Babylone, ayant servi de modèle à la Tour de Babel), au Pérou (société de Caral), en Méso-Amérique (Olmèques, Aztèques), en Amérique du Nord (les Mound Builders, entièrement réalisés en terre), au large des côtes du Japon (pyramides engloutie de Yonaguni)... A l'inverse des tours et des gratte-ciels (structures contre-nature, à l'espérance de vie limitée - intempéries, vent, tremblements de terre...), les pyramides sont construites pour l'éternité.Magnifiques Pyramides et Sphinx mystérieux
Bon panorama des pyramides de l'Ancienne Egypte, commençant comme il se doit avec la pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah, conçue par le célèbre architecte Imhotep (construction réalisée en utilisant un mastaba pour socle). Etape intermédiaire, la pyramide rhomboïdale de Snéfrou sur le site de Dahchour opère la transition entre la pyramide à degrés et la pyramide à faces lisses (ou à pente droite) - sa seconde pyramide, dite "la pyramide rouge", sera d'ailleurs à pente droite. Et c'est à Gizeh, avec les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos que ce concept est porté à son plus haut degré de perfection sous l'Ancien Empire, nous offrant ainsi une des sept merveilles du monde antique (la Grande Pyramide de Khéops). Diverses théories sur les méthodes de construction de ces mastodontes sont évoquées : rampe frontale, rampe hélicoïdale, etc. Enfin, les pyramides nubiennes sont brièvement abordées en fin d'ouvrage...vendredi 22 août 2008
Battle Royale

Le premier roman de Koushun Takami, originellement publié au Japon en 1999, constitue un jalon incontournable de la littérature d'anticipation dystopique de ce nouveau millénaire. Son importance n'a d'ailleurs pas tardée à être largement reconnue, et ce bien au-delà des seuls cercles littéraires acquis d'avance à ce type de récit corrosif. Kinji Fukasaku, le fameux cinéaste, l'a aussitôt porté à l'écran en 2000 (avec Takeshi Kitano dans un rôle à sa démesure) – je renvoie ceux d'entre vous qui seraient désireux d'en apprendre davantage sur cet excellent film à l'article que je lui ai consacré dans les pages de la revue « Eclipses » : http://www.revue-eclipses.com/upload/pdf/som37.pdf. Une suite de moindre intérêt, tournée en 2003 par Kenta Fukasaku (le fils de Kinji), a ensuite vu le jour. Deux séries de manga, d'un intérêt plus que relatif, se sont également emparées de l'univers de « Battle Royale », dans la foulée des adaptations cinématographiques mentionnées ci-dessus.
Résumons brièvement le propos du livre. L'action se déroule en 1997, dans un univers parallèle où la trajectoire politique du Japon a grandement divergé de celle que nous lui connaissons. Rebaptisé « République de Grande Asie » (une référence probable à la « sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale » que l'Empire Japonais souhaitait voir instaurée, sous sa houlette, durant la Seconde Guerre mondiale), le pays s'est mué en dictature militaire de type national-socialiste, avec à sa tête un « Reichsführer ». C'est dans ce cadre bien particulier qu'un « Programme » d'expérimentation militaire procède chaque année à la sélection aléatoire de cinquante classes de 3ème à travers l'ensemble des Collèges du pays. Les élèves tirés au sort sont alors évacués « manu militari » vers des zones où ils auront pour unique consigne... de s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un, le « champion » de la session ! Objectif officiel du Programme : recueillir des données statistiques utiles aux forces militaires de l'archipel. Objectif officieux : promouvoir la défiance systématique envers ses semblables, la crainte permanente d'autrui, garantie de pérennité pour le régime en place, désireux d'éviter toute forme de contestation organisée de la part de ses citoyens. « L'homme est un loup pour l'homme » - pour reprendre la célèbre formule de Thomas Hobbes, tirée de son ouvrage phare « Le Léviathan » - et seul l'Etat peut nous protéger les uns et des autres...
« Battle Royale » nous invite à suivre le cas particulier de la classe de 3ème B du collège municipal de Shiroiwa, département de Kagawa, transvasée dans l'univers clos d'une petite île évacuée de ses habitants, à l'écart de la métropole. C'est en ce lieu propice à l'assouvissement de ses pulsions meurtrières les plus viles, sur ce théâtre des opérations dont on ne saurait a priori s'échapper, que Shûya Nanahara, Shôgo Kawada et Noriko Nakagawa vont devoir lutter contre leurs « camarades » de classe - tantôt assoifés de sang, tantôt terrifiés ; tantôt naïfs, tantôt retors - sous l'oeil intéressé de fonctionnaires gouvernementaux n'hésitant pas à parier de grosses sommes sur tel ou tel favori dont ils souhaitent le triomphe...
Il s'agit donc là d'une sorte d'expérience de psychologie sociale à ciel ouvert, en bien des points similaire à celles menées par Stanley Milgram aux Etats-Unis dans les années 60. Ces expériences visaient à étudier le degré d'obéissance d'individus auxquels on demandait d'infliger des décharges électriques à des inconnus. Le voltage augmentait progressivement, pouvant au bout d'un certain temps entraîner la mort du patient. Bien entendu, les sévices étaient simulés par l'équipe de Milgram, constituée d'acteurs. Mais les cobayes humains qu'il sélectionnaient n'avaient pas conscience de ce point de détail. Résultat : plus de 60 % d'entre eux allaient jusqu'à infliger une décharge mortelle à ces personnes qui ne leur avaient strictement rien fait ! (pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram).
On le voit, placés dans des conditions en rupture avec l'ordre social habituel, les êtres humains sont susceptibles de commettre bien des atrocités. Les collégiens de cette République de Grande Asie ne font pas exception à la règle. Ils se trucident les uns les autres à tour de bras, dès qu'on leur en donne la possibilité. L'autorité gouvernementale n'a en fait guère besoin de les pousser à s'adonner à leurs penchants mauvais. A l'instar de la morale véhiculée par « Sa Majesté des Mouches », le classique de William Golding, le vernis de civilisation dont nous sommes si fiers se craquèle facilement dès qu'on commence à le gratter. Quant à la soi-disant innocence des enfants, elle fait ici long feu !
Fondamentalement, ce récit nous invite à nous interroger sur la notion de « confiance » (et sur son corrélat, la « méfiance ») : comment puis-je avoir la certitude qu'autrui ne souhaite pas ma mort ? ne devrais-je pas m'en débarasser avant qu'il ne décide de m'éliminer ? que se passe-t-il dans l'esprit des individus qui m'entourent ? leurs actions sont-elles des leurres destinés à me tromper ? disent-ils ce qu'ils pensent ou bien alors ce que je veux entendre ? comment m'assurer de leur bonne foi ? qui croire, en dehors de moi-même ? Voici brièvement résumées certaines des questions essentielles auxquelles ces adolescents vont devoir rapidement apporter des réponses dont dépendront leur survie... Il s'avèrera que la plupart d'entre eux ne souhaitent pas vraiment faire de mal à leurs compagnons, qu'ils ne s'y résolvent que par défaut, pas crainte, ou par incapacité à lire le jeu d'autrui. Toutefois, une minorité active n'hésitera pas à « se prendre au jeu » (un jeu de massacre, en l'occurence). Que leur participation résulte de troubles psychologiques liés à de mauvais traitements antérieurs (Mitsuko Sôma) ou bien alors qu'elle découle d'un manque total d'empathie pour leurs « semblables », d'une absence radicale de sentiments à leur égard (c'est notamment le cas de Kazuo Kiriyama, la figure démoniaque de ce récit, qui nous renvoie directement à la notion de « zombie philosophique », ces êtres hypothétiques en tous points semblables au reste de l'humanité, à ce détail près qu'il sont en réalité dépourvus de toute intériorité véritable : http://en.wikipedia.org/wiki/Philosophical_zombie).
Quant on connaît le haut degré de compétition entre élèves que le système scolaire instaure au Japon (on parle là-bas de « l'enfer des concours », un processus de sélection qui commence dès le Collège et qui entraîne chaque année plusieurs adolescents jusqu'au suicide, du fait du stress et du surmenage qu'il induit !), on comprend mieux pourquoi le sentiment de méfiance l'emporte aussi rapidement dans ce groupe – ces adolescents sont en quelque sorte prédisposés à considérer leurs semblables comme des adversaires plutôt que comme des partenaires... Toujours au Japon, les brimades sont également monnaie courante à l'école (on parle « d'ijime »), les caïds n'hésitant pas à malmener les plus faibles qu'eux, sans que cela soulève vraiment l'indignation des professeurs et de la population en général...
Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que cette « battle royale » se déroule avec une telle ferveur. Mais au fait, qu'est-ce qu'une « battle royale » ? Cette expression provient de l'univers du catch professionnel. Il s'agit d'un match regroupant de multiples compétiteurs, où tous les coups sont permis - les alliances, les mêlées, les combats individuels, les trahisons, etc. -, au cours duquel les participants sont progressivement éliminés jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Cet individu sera alors déclaré « champion » de la « battle royale ». On comprend bien pourquoi Koushun Takami a souhaité reprendre cette expression pour son roman.
Au final, la lecture de « Battle Royale » est chaudement recommandée, même si l'on ne saurait passer sous silence un certain nombre de faiblesses (stylistiques, notamment) qui empêchent de ranger ce roman sur un pied d'égalité avec d'autres oeuvres similaires. Disons que le contenu de « Battle Royale » se révèle bien supérieur au contenant, sans que ce dernier soit dénué de qualités pour autant. Un livre essentiel, un livre qui fait froid dans le dos.
L'Art Contemporain
L'art d'aujourd'hui n'est pas toujours contemporain. La transition de l'art moderne à l'art contemporain semble s'être effectuée durant les années 60. La participation du public à l'oeuvre va grandissante tandis que le rapport au temps se fige dans un rapport au présent. On assiste aussi à une atomisation des courants artistiques, doublée d'une ouverture aux arts originaires d'autres continents. Les musées eux-mêmes sont tentés de se transformer en oeuvres d'art. Le rapport au corps se développe tandis que l'artiste intervient sur le support même de son oeuvres, au moins autant que sur son contenu. lundi 18 août 2008
Reiko the Zombie Shop T8

Dans cette nouvelle aventure, riche en rebondissements multiples, Reiko va prendre conscience de ce qui confère à son nouvel ennemi juré, Kim Yee-Him, une telle capacité de nuisance. Son métabolisme unique lui permet de se régénérer en un temps record, la guérison de blessures synonymes d'un trépas certain pour le commun des mortels s'effectuant chez lui en quelques secondes à peine – à la condition unique qu'un apport massif en protéines lui soit régulièrement dispensé, y compris par le biais de pratiques cannibales des plus révoltantes...
C'est dans son manoir même que notre jeune marchande de zombie va devoir débusquer l'infâme distributeur d'étoiles – ces étoiles qui permettent à qui en possède une de contrôler, souvent à tort et à travers, des revenants surpuissants, assoiffés de sang. Flanquée de ses proches amis zombistes Jusmin, Chikuro et Gôjin, elle va d'abord se débarasser des sbires de Yee-Hin, plus redoutables les uns que les autres, avant de s'en prendre au chef de cette meute de psychopathes.
Elle va rapidement arriver à la conclusion que son unique espoir de venir à bout de ce corps soi-disant indestructible va consister à ne pas lui laisser de répit, de manière à ce que son processus de régénération se trouve dépassé par les dégâts subits. Mais c'est une chose de dresser un plan d'action, aussi pertinent soit-il, et c'en est une autre de le transcrire dans la réalité !
Ce huitième tome de Reiko the Zombie Shop se focalise exclusivement sur l'éradication systématique du clan Yee-Him menée par Reiko et sa bande d'adolescents, toute une brochette de personnages pour lesquels il est aussi naturel d'aller au lycée le jour que d'éventrer ses semblables par zombies interposés la nuit. Toujours aussi « gore », toujours aussi « fun », toujours aussi déjanté. Un de ces plaisirs coupables qu'il faut savoir s'octroyer de temps à autre, histoire de se laver l'esprit de préoccupations trop pesantes.
Le Rire
Cet ouvrage de Bergson vise à démonter la mécanique du rire. A quoi sert le rire ? C'est un dispositif inconscient que déploie la société afin d'humilier ceux de ses membres qui ne font pas montre de suffisamment de souplesse, d'elasticité dans leurs agissements ou dans leurs pensées, qui agissent avec une raideur toute mécanique (pantin) - et de les faire ainsi rentrer dans le rang. Pour rire, il faut donc être insensible aux sentiments de la personne dont on se gausse, ne la percevoir que de l'extérieur.Les différents types de comiques sont passés en revue, depuis le comique lié au corps, au mouvement, jusqu'au comique de situation, de caractère. A chaque fois, on arrive à la même conclusion : du mécanique plaqué sur du vivant.
Divers procédés sont décortiqués : le Diable à ressort, la répétition, l'inversion, le pantin à ficelles, la boule de neige, l'interférence des séries...
Objet de l'art : reprendre contact avec la réalité ("mes sens et ma conscience ne me livrent de la réalité qu'une simplification pratique", nécessaire pour agir) à force d'idéalité... dégager une réalité profonde qui nous est voilée par les nécessités de la vie.
Pourtant la comédie, à la différence de la tragédie, ne s'intéresse pas à des cas particulier, mais à des types : le distrait, l'avare, etc.
Commentaire de l'oeuvre :
Le texte intégral :
jeudi 14 août 2008
Nés pour cogner T3

Nous attaquons les choses sérieuses avec ce troisième opus de la série « Nés pour cogner ». La première épreuve de la grande cérémonie du « Masuraou » - visant à déterminer, à la suite de divers pugilats où quasiment tous les coups sont permis, le mâle le plus viril de l'année dans cette petite ville des environs d'Osaka - est en effet sur le point de débuter.
Takeshi Yamato, le sympathique héros de ce récit aux allures de « Fight Club » nippon, surnommé « le Tanker » du fait de son sexe aux dimensions « godzillesques » (ce qui le complexe énormément), se voit obligé de se faire confectionner un « fundoshi » sur mesure (le sous-vêtement traditionnel pour hommes du Japon, composé d'une longue bande de coton), une protection qui soit à même de protéger son attribut viril des regards importuns. L'objectif du « Fundoshi Battle Royale » qui ouvre le tournoi (ce terme, venu de l'univers du « catch », désigne un match au cours duquel les combattants s'affrontent au sein d'une vaste mêlée, chacun pour soi, mais libres de constituer ou de défaire des alliances ponctuelles selon l'intérêt du moment) consiste en effet à arracher le sous-vêtement d'au-moins trois adversaires, ce afin de pouvoir gagner son ticket pour la suite de la compétition...
L'entraînement de Monsieur Toraïchi, l'ancien homme de main auprès duquel Takeshi s'est aguerri, va trouver ici toute son utilité. Il va en effet falloir que Takechi développe des trésors d'ingéniosité pour se tirer de ce vaste jeu de carnage ! Son premier adversaire digne de ce nom, « Lilly le saccageur de cérémonie », un génie du combat au sol, va lui donner bien du fil à retordre (signalons toutefois que le traitement de ce personnage, ouvertement homosexuel, pourra légitimement faire grincer bien des dents – on aurait aimé que Shin'ichi Sakamoto nous épargne ce portrait ouvertement homophobe). Il viendra ensuite à bout d'un professeur de karaté, playboy émérite obnubilé par sa calvitie avancée...
La testostérone coule une nouvelle fois à flot dans ce tome où les combats se multiplient. Si l'on ne saurait excuser les accents homophobes du récit, relevés ci-dessus, reconnaissons cependant que « Nés pour cogner » mérite néanmoins le détour pour son ambiance digne d'un récit d'anticipation dystopique.
L'inquiétante étrangeté

Article fondamental de Freud, permettant d'analyser bon nombre d'oeuvres gravitant dans le domaine du fantastique. Du fantastique et pas du conte, car ce sentiment de "unheimlichkeit" ne peut surgir qu'au sein d'un cadre sensé correspondre aux conditions d'existence dans la réalité, où le merveilleux, l'animisme sont dépassés, impossibles aux yeux de tout esprit scientifique un tant soit peu sensé.
L'inquiétante étrangeté se rapporte à un élément familier (heimlich) refoulé qui revient soudain nous frapper depuis cette région lointaine (unheimlich), nous faire douter du bienfondé de la conception que nous nous faisons habituellement du monde (surgissement d'une conception héritée d'un stade primitif, "infantile" de l'humanité --> preuve du bienfondé de l'animisme au sein d'un univers de raison).
Les complexes infantiles refoulés sont ranimés par une impression (retour du même) : complexe de castration (un membre découpé, yeux arrachés), peur de l'obscurité (angoisse infantile), dédoublement (d'assurance vie il se transforme en signe avant-coureur de la mort), enterrement en état de léthargie (fantasme de vivre dans le sein maternel)...
En citant E. Jentsch, il raccroche également l'inquiétante étrangeté à des situations où des êtres inanimés seraient dôtés d'âmes (cf. automates), ou à l'inverse, des êtres animés en seraient dépourvus (cf. zombies, épileptiques)...
mercredi 13 août 2008
Le Silence de la Mer

Recueil de nouvelles de Vercors, consacrées à la Résistance à l'occupation allemande durant le Seconde Guerre mondiale...
La nouvelle éponyme se révèle avoir été quasiment transposée mot pour mot à l'écran par Jean-Pierre Melville (qui a employé la propre maison de Vercors pour tourner son film). Le thème du silence valant résistance à l'oppression, mais incapable de noyer les sentiments sous-jacents qui le torturent, est joliment traité dans ce récit.
Un texte consacré aux camps de concentration ("Un Songe") laisse un souvenir fort. Le champ lexical de l'avilissement corporel est ici exploré en long en large et en travers, avec un effet implacable sur le lecteur.
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